5 « bonnes résolutions » pour l’attractivité en 2026

Retour sur les États de la France 2025 (20e éd.), événement annuel de référence consacré à l’attractivité de la France
Auteur
Anaïs Jardin
Publié le
13/1/2026

Les États de la France sont l’événement annuel de référence consacré à l’attractivité de la France auprès des entreprises étrangères. Il réunit chaque année près de 800 décideurs et dirigeants d’entreprises internationales implantées en France. La 20e édition s’est tenue le 4 décembre 2025 au Conseil économique, social et environnemental (CESE), autour du thème : « Attractivité et compétitivité, les cartes rebattues, situation à risque !  ».

Nous nous y sommes rendus et avons souhaité en tirer une note de synthèse : parce que les États de la France sont un baromètre utile des arbitrages des entreprises internationales, et un matériau précieux pour nourrir le débat sur le modèle d’attractivité que nous voulons défendre.

Pour en savoir plus sur les États de la France (replay, programme, intervenants) : Les États de la France


Le point de vue de Chloë Voisin-Bormuth, DG de Paris-Île de France Capitale Économique

En tant que think tank dédié à l’attractivité, Paris-Île de France Capitale Économique en défend une approche renouvelée, à 360° : l’attractivité ne se résume plus à une politique pro-business, elle doit intégrer l’impact des mutations technologiques, environnementales, géopolitiques, démographiques, économiques et culturelles qui reconfigurent les relations entre pays, villes, entreprises et territoires.

Cette 20e édition des États de la France nous a particulièrement intéressés car elle prend acte d’un ordre bouleversé : ce qui est souvent perçu comme un risque ou une contrainte dans la compétition mondiale peut devenir un avantage concurrentiel, parfois mieux identifié par nos compétiteurs que par nous-mêmes. La France dispose d’atouts stratégiques à valoriser : électricité abondante et très décarbonée, capacité à sécuriser des trajectoires d’investissement dans la durée, cadres réglementaires pouvant agir comme des accélérateurs (transition, circularité, confiance), et écosystèmes capables de transformer l’ambition climatique en chaînes de valeur concrètes.

Notre point de vigilance est clair : l’hyper-attractivité à court terme peut s’appuyer sur des modèles de société éloignés du nôtre, et sur des bases fragiles à long terme. Nous ne sommes pas naïfs : la question n’est pas oui ou non à la compétition, mais quel modèle d’attractivité nous voulons porter, et comment mieux mesurer la valeur créée par un modèle fondé sur la stabilité institutionnelle, la cohésion, la résilience et une prospérité plus largement partagée.

L’enjeu est aussi de repenser l’attractivité dans une logique multiscalaire et en réseau. Multiscalaire, parce que l’attractivité de Paris-Île de France et celle de la France se construisent aussi dans le cadre d’une Europe forte. En réseau, parce que la logique du « winner takes all » est peu robuste et génère des externalités négatives : il s’agit d’activer des interdépendances (énergie, données, logistique, talents, recherche, financement, culture), de s’insérer dans des chaînes de valeur et des coalitions internationales, et d’offrir un environnement où la coopération entre acteurs publics et privés produit un avantage cumulatif.

Nous mesurons le chemin à parcourir, mais l’Europe dispose d’atouts indéniables. Ne nous méprenons pas.

Télécharger l'article
Renseignez votre adresse email pour accéder au lien de téléchargement de l'article complet.
Oops! Something went wrong while submitting the form.

Retrouvez toutes nos actualités dans votre boîte

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.