
Il y a un an, l’adidas arena ouvrait ses portes à la Porte de la Chapelle, un quartier parisien confronté à de nombreux défis : insécurité, isolement, manque d’infrastructures sportives et culturelles, et tissu économique fragile. L’ambition était non seulement d’accueillir la seule grande installation permanente construite pour les Jeux olympiques de Paris 2024, aux côtés de la piscine olympique, mais aussi de servir de catalyseur à la transformation de ce quartier.
Un impact immédiat sur le quartier
Aujourd’hui, le pari semble avoir porté ses fruits, insufflant un nouvel élan à la Porte de la Chapelle. « Avant, on n’allait pas là-bas », explique Pierre Rabadan, adjoint au maire de Paris chargé des sports (Ville de Paris). « Aujourd’hui, c’est en train de devenir une destination. » Si l’Adidas Arena ne résout pas tous les problèmes, elle s’inscrit dans un quartier en pleine évolution, dont l’image s’améliore nettement. Les délits contre les personnes ont baissé de 47 %, les infractions contre les biens de 31 %, et le commerce local s’est épanoui, profitant des 700 000 spectateurs qui s’y sont rendus l’année dernière.
Une fierté pour Paris Basketball
Paris Basketball, l’équipe résidente de l’Arena, a pleinement profité de cette salle moderne. La fréquentation a quintuplé, atteignant entre 5 000 et 9 000 spectateurs par match. Le club a remporté deux trophées majeurs dès sa première année (Leaders Cup, EuroCup) et a vu son budget monter en flèche grâce aux recettes de la billetterie.
« Paris Basketball a une identité très urbaine. C’est un positionnement qui n’a pas été adopté par les autres grandes franchises sportives de la capitale, que ce soit en football, en rugby ou en handball », explique Julien Jalouzet, directeur marketing du club.
Plus qu’un lieu dédié au sport, un espace qui fait vibrer la capitale
L’Adidas Arena est un site qui fonctionne bien et qui dépasse les attentes. Nicolas DUPEUX, PDG de Paris Entertainment Company, l’exploitant de l’arène, souligne : « Nous avions initialement prévu 70 événements pour la première année. Au final, nous en atteindrons 110 ».
Une structure profondément ancrée dans la vie locale
« Pour Adidas, le Grand Paris représente une opportunité unique de s’imposer comme une scène urbaine emblématique, en parfaite adéquation avec son ADN. Nous avons pu démontrer que cette arène serait bien plus qu’un simple lieu dédié au sport, mais un espace vivant et porteur de sens, au cœur de la communauté et du quartier », ajoute Nicolas DUPEUX.
Une transformation urbaine en cours
L'Arena s'inscrit dans un projet plus vaste : le réaménagement des espaces publics, la construction de logements et l'extension du projet de la Gare des Mines. Elle prouve qu'une grande installation sportive peut être un moteur de transformation urbaine et sociale.