
Face aux tensions logistiques, à la hausse des coûts et à la demande croissante d’alimentation locale et durable, Agoralim devient essentiel. Porté par la Marché International de Rungis SEMMARIS à Goussainville, ce futur pôle alimentaire bénéficie d’un soutien fort de l’État, avec 5 M€ actés cette semaine par Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’Investissement, pour structurer trois filières clés : blés anciens, fruits et légumes, légumineuses.
Agoralim en trois dimensions
Un pôle logistique B2B des produits frais, complément de Rungis, créateur d’emplois et de valeur pour le nord francilien. Pour Abdelaziz Hamida, maire de Goussainville, c’est une « opportunité de prospérité économique » avec 1 500 emplois directs.
Un carreau des producteurs, une légumerie et une conserverie pour valoriser les récoltes, réduire le gaspillage et diversifier les productions franciliennes.
Une ambition claire : rendre les produits locaux accessibles au plus grand nombre, y compris aux publics fragiles. Agoralim contribue à retisser le lien entre ville et campagne et à sécuriser l’approvisionnement alimentaire des 12 millions de Franciliens.
Une dynamique collective renforcée
La concertation publique, conduite de juin à septembre 2025, a recueilli plus de 600 contributions d’habitants et d’acteurs locaux. Elles soulignent l’importance de :
Un enjeu logistique clé
L’Île-de-France concentre près de 20 % de la consommation alimentaire française, mais ne produit que 10 % de ce qu’elle consomme. Agoralim vient répondre à cette réalité en rééquilibrant les flux logistiques, en réduisant l’empreinte carbone et en fluidifiant les fonctions stratégiques du Marché de Rungis, véritable “ventre de Paris”.
Un atout pour l’attractivité
Agoralim incarne une ambition collective : dans un contexte où l’alimentation sûre et durable devient un avantage compétitif décisif, le projet fait du Grand Paris une métropole attractive, résiliente et durable, pionnière de la transition alimentaire et aimant pour investisseurs, logisticiens et startups agri/agritech.
« Agoralim, c’est bien plus qu’une infrastructure : c’est un projet économique, agricole et de société », souligne Stéphane Layani, PDG de la SEMMARIS.