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Le Parlement andalous vient d’adopter une Ley de Vivienda portée par le gouvernement de Juanma Moreno.
Objectif : augmenter l’offre de logements sociaux et abordables (“protegidos”) dans une région structurellement déficitaire et sous pression démographique → + 20 000 en 5 ans (vente + location).
Plus besoin de modifier le plan d’urbanisme pour changer d’usage :
Une simplification majeure qui facilite la transformation de bureaux en logements, mais aussi la reconversion d’immeubles touristiques, de terrains ou d’équipements privés non résidentiels. Un mécanisme qui rappelle la loi portée par Romain Daubié en France.
Une “bolsa de suelo” pour sécuriser les opérations :
La loi crée une base de données centralisée avec les villes de plus de 100 000 habitants. Cet outil vise à recenser le foncier public et privé mobilisable pour produire des logements sociaux, offrant transparence et visibilité aux promoteurs et investisseurs. Dans les zones les plus tendues s’ajoutent des aides et incitations spécifiques et des procédures administratives allégées.
Le privé au cœur du dispositif :
La loi l’affirme clairement : concessions et nouvelles formules de collaboration public-privé seront déterminantes. Sans les promoteurs, propriétaires et investisseurs, la loi ne produira pas les volumes attendus. Les municipalités devront aussi suivre le rythme et fluidifier les procédures.
La “bolsa de suelo” rappelle que la transformation n’est pas qu’un sujet réglementaire : c’est aussi un enjeu d’information, de transparence et de visibilité pour les opérateurs.
Une approche où le public fixe le cadre et le privé met en mouvement les projets : un modèle déjà observé dans les territoires les plus dynamiques sur la transformation, comme au Canada ou aux États-Unis.
Un focus assumé sur le logement abordable, qui place la transformation au service d’une stratégie d’intérêt général.