.png)
Au cœur de Berlin, les discussions autour de la TBL prennent de l’ampleur au sein du Bundestag.
Le 5 novembre 2025, un rapport du gouvernement fédéral a été présenté à la commission du logement, du développement urbain, de la construction et des collectivités locales.
Le constat : le taux de vacance des bureaux de 127 marchés du pays a grimpé à 5,6 %, soit 11 millions de m² inoccupés, contre 2 % en 2019 et 4,8 % en 2024.
Dans les grandes villes, des surfaces clés restent vides alors que les loyers flambent. Les exemples de reconversion réussie – anciens grands magasins transformés en immeubles multi-usages comme le “MarktQuartier” à Recklinghausen – montrent que c’est possible.
Le gouvernement prévoit 360 millions d’euros pour aider les propriétaires à convertir bureaux et locaux commerciaux en logements, avec une efficacité énergétique renforcée et la préservation du bâti existant.
Lancement prévu à l’été 2026.
SPD : la reconversion n’est pas une solution miracle mais un levier stratégique, en complément de la construction neuve et du logement social.
CDU/CSU : indispensable pour éviter le gaspillage foncier et densifier intelligemment les villes.
Verts : soutiennent le programme, mais jugent le budget insuffisant face à l’ampleur du défi.
AfD : avertit que la reconversion reste techniquement complexe et coûteuse : isolation, réseaux, structures vétustes… parfois, démolir et reconstruire reste plus simple.
Die Linke (Parti de gauche) : réclame une révolution dans l’urbanisme, dénonçant la vacance dans les zones à forte pression locative et s’inquiète de la multiplication des lofts de luxe.
La vacance des bureaux en Allemagne n’est pas qu’un problème immobilier : c’est un révélateur des tensions politiques autour de la mutation du travail et de l’urgence du logement. Transformer ces 11 millions de m² vacants en logements sera autant un défi technique que politique : un terrain où chaque parti défend sa vision de la ville et de l’avenir du logement.