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Focus sur l’article « Many Cities Go All In on Conversions. Is it Working? » (Multi-Housing News, 29 mai 2025). Derrière la vague record de 70 700 logements issus de conversions attendus aux États-Unis en 2025, un facteur clé : la course aux incitations publiques pour rendre les opérations viables.
Un pipeline qui explose
Les unités livrées ont doublé en un an, stimulées par plus de 80 dossiers dans le Conversion Accelerator à New York. Objectif municipal : 80 000 logements supplémentaires en 15 ans via le plan "City of Yes".
La boîte à outils fiscale new-yorkaise
Programme 467-m : jusqu’à 90 % d’exonération de taxe foncière pendant 35 ans en échange de 25 % de logements abordables. Résultat : des méga-projets comme 25 Water St (≈1 300 logements) ou l’ex-siège de Pfizer (≈1 600 logements) passent la rampe.
Chicago et Boston misent sur le centre-ville
LaSalle Street Reimagined (Chicago) : 250 M$ pour 5 immeubles historiques, dont 79 W. Monroe (117 logements, 35 % abordables). Boston Office-to-Residential : abattement fiscal jusqu’à 75 %, 15 projets pour 762 logements (18 % abordables) déjà dans le pipe.
Réglementaire + coûts = la double équation
Les villes lèvent les freins de zonage (parking, hauteur, mixité) et accélèrent les permis ; Minneapolis supprime les audiences publiques, San Francisco efface ses frais de planification. Mais la faisabilité dépend toujours du prix d’acquisition décoté et de la maîtrise des coûts travaux (matériaux, main-d’œuvre, taxes).
Sécuriser la rentabilité : l’exemple américain montre que fiscalité puissante + visibilité à long terme attirent capitaux et promoteurs.
Cibler les bons actifs : seulement 25-30 % des immeubles sont convertibles ; un screening fin (plateaux, lumière, structure) est indispensable.
Alliances public-privé : subventions, portage foncier, partage de valeur… autant de leviers pour équilibrer logement abordable et rendement privé.