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Une étude publiée en mars 2026 par The Pew Charitable Trusts et Gensler, menée dans 10 villes américaines, apporte un éclairage intéressant : la transformation en petites unités de co-living pourrait coûter jusqu’à deux fois moins cher qu’une conversion classique.
Selon l’étude, convertir des bureaux en micro-appartements co-living coûterait entre un tiers et la moitié du coût de production d'un studio neuf classique. La raison principale ? Laisser la plomberie existante au centre des plateaux, plutôt que de la redistribuer dans chaque appartement génère 25 à 35 % d'économies sur les coûts de construction au mètre carré.
Ce qui change encore plus la donne, c'est l'effet de levier sur la subvention publique. À Phoenix, une enveloppe de 25 millions de dollars permet de produire 294 logements en co-living, contre seulement 116 studios, soit 2,5 fois plus de logements pour la même mise. À Seattle, ce multiplicateur monte à 4,2.
L’obstacle économique reste aujourd’hui le principal frein à la transformation de bureaux en logements. Et sur ce plan, le co-living semble offrir une voie d’optimisation crédible.
Pour autant, il faut garder une lecture nuancée : le co-living ne constitue pas une réponse structurelle à la crise du logement “classique” (logements familiaux, accession, parc social). Il ne s’agit pas non plus d’un modèle à généraliser à l’ensemble du parc tertiaire. Les enjeux d’acceptabilité, de cadre réglementaire et de demande réelle restent déterminants.
Dans le contexte français cet enseignement est surtout intéressant comme levier complémentaire : et si certaines typologies d’immeubles tertiaires trouvaient leur équilibre économique uniquement via des formats hybrides ou alternatifs ?
Le co-living apparaît ici comme un outil supplémentaire dans la boîte à outils de la transformation, particulièrement pertinent lorsque l’équation financière bloque.