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Une nouvelle tendance se développe aux États-Unis : les fermes verticales installées dans des immeubles vacants.
Le constat : au 2e trimestre 2025, plus de 20 % des bureaux restaient vacants. Face à la complexité et au coût des conversions résidentielles, certains propriétaires et collectivités misent sur une alternative : les fermes verticales.
L’entreprise a déjà produit 20 000 récoltes depuis 2022 dans un ancien entrepôt à Arlington, Virginie (sa ferme pilote) et prévoit 10 nouvelles fermes en 2026 (Philadelphie, Orlando, Austin, Atlanta…) grâce à 9M $ de nouveaux financements. Leur objectif : que 90 % de la population américaine ait une ferme à moins de 10 miles.
Un secteur en expansion : évalué à 735 M $ en 2023, le marché américain des fermes verticales pourrait atteindre 2,5 Md $ d’ici 2030 (U.S. Department of Agriculture - USDA).
Le modèle repose sur des abonnements type CSA : ~40 $ par panier hebdomadaire – bien plus que des légumes de plein champ.
Le bilan carbone ? L’eau est optimisée, mais la forte consommation énergétique (éclairage, ventilation) relativise l’argument écologique.
Au-delà de l’immobilier, c’est une réflexion sur l’avenir de l’alimentation urbaine qui s’esquisse. Dans des pays à forte densité urbaine et faible foncier agricole (Pays-Bas, Singapour, Japon), ces solutions pourraient répondre à un vrai besoin de sécurité alimentaire. Aux États-Unis (ou en France), où les terres cultivables abondent et où la production de plein champ reste compétitive, la pertinence de ces projets reste à débattre.
Derrière l’attrait des fermes urbaines, attention donc à l’effet de diversion : le vrai défi reste la transformation en logements, seule réponse aux besoins des habitants.