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Le mouvement peine à décoller, malgré une crise du logement persistante.
Luca Ittimani dresse le constat dans The Guardian Australia (octobre 2025) :
Le taux national de vacance des bureaux a atteint 15 % en juillet 2025 (pic depuis 30 ans), tandis que seulement 1,47 % du parc locatif résidentiel est disponible (un record également).
Melbourne : aucun dossier n’a été soumis pour convertir un bureau en logement depuis 2023, malgré 86 immeubles identifiés comme propices à la reconversion, représentant jusqu’à 12 000 appartements potentiels (étude du cabinet d’architecture Hassell, 2023).
Sydney : une seule TBL validée dans le centre, un entrepôt en cours de transformation en 156 appartements.
Les coûts de réhabilitation élevés (conformité aux normes, création de cuisines et salles de bain) rendent les TBL moins rentables que des constructions neuves ou des démolitions-reconstructions.
Les règles d’urbanisme strictes et le manque d’incitations fiscales limitent l’attractivité pour les promoteurs.
Certains propriétaires préfèrent rénover les bureaux, attendant un retour des salariés sur site.
Brisbane : un immeuble est converti en 1 200 appartements étudiants, en optimisant les noyaux centraux en y installant les espaces communs (gym, cafétéria).
Adelaide : mini-conversions soutenues par l’État, avec jusqu’à 75 000 $ par projet, redonnant vie à des bureaux et commerces inutilisés.
Melbourne et NSW : aides ponctuelles pour le logement social et l’hébergement temporaire pour jeunes à risque.
Comme en France, le succès de la TBL en Australie nécessite un cocktail complexe : incitations financières, assouplissement des règles urbanistiques, prise de conscience par les acteurs que la crise est structurelle, et collaboration public-privé. Les projets existent déjà, mais plusieurs leviers restent à activer pour que la TBL devienne viable à grande échelle et qu’une véritable “mania” à la New York puisse émerger.