
Lorsqu'on évoque la transition écologique, on pense souvent à l'énergie, aux bâtiments ou aux mobilités. Plus rarement aux flux de matières qui permettent à une métropole de fonctionner.
Pourtant, dans une métropole de plus de 7 millions d'habitants, la manière dont les déchets et les matériaux sont collectés, transportés, valorisés puis réintroduits dans l’économie constitue un enjeu écologique, industriel et territorial majeur.
C'est ce que montre HAROPA PORT, membre PCE, à travers le développement du port de Lagny-sur-Marne.
Deux nouvelles conventions viennent d'y être signées avec Terralia, filiale du groupe Paprec, et le SIETREM afin de structurer de nouvelles chaînes logistiques pour les déchets et les matériaux valorisables.
D’un côté, des mâchefers issus de la valorisation énergétique des déchets ménagers seront acheminés par voie fluviale avant d’être réutilisés dans des projets d’aménagement ou de travaux publics. L’objectif atteint 50 000 tonnes par an à horizon 2032.
De l’autre, une nouvelle halle permettra de stocker des matériaux issus du tri des emballages, qui pourront ensuite rejoindre la voie d’eau. Le trafic visé s’élève à 5 500 tonnes par an à horizon 2029.
Au-delà de ces chiffres, ce projet illustre une transformation plus profonde : recycler davantage ne suffit pas. Encore faut-il organiser les flux, disposer des infrastructures adaptées et connecter les lieux de collecte, de transformation et de réemploi. La transition vers une économie circulaire est donc aussi une question d’aménagement et de logistique.
Dans cette perspective, la voie d'eau retrouve une fonction stratégique. Elle permet de massifier certains flux, de réduire le recours au transport routier et de consolider des filières de valorisation à l’échelle métropolitaine.
Encore faut-il préserver et moderniser les infrastructures qui rendent cette logistique possible.
Les investissements réalisés par HAROPA PORT sur le port de Lagny-sur-Marne participent pleinement à cette dynamique. Avec un quai renforcé de 66 mètres et 2,86 M€ de travaux engagés, le site renforce sa capacité à accueillir de nouveaux flux et à accompagner le développement de la logistique fluviale dans l'Est du Grand Paris.
À travers ce projet, HAROPA PORT rappelle que les grandes transitions métropolitaines reposent aussi sur des infrastructures souvent invisibles mais essentielles au fonctionnement durable du territoire. Une infrastructure portuaire n’est pas seulement un équipement de transport. Elle peut devenir un maillon stratégique de la décarbonation, de l’économie circulaire et de la résilience productive du Grand Paris.
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