Faire de la transition écologique une opportunité économique concrète et fédératrice

Mercredi dernier, le Club Ville Aménagement organisait le débat “sans écologie pas de business !”
Auteur
Anaïs Jardin
Publié le
15/4/2025

Mercredi dernier, le Club Ville Aménagement organisait le débat “sans écologie pas de business !” s’articulant autour de la problématique suivante : la lutte contre le changement climatique doit-elle être sacrifiée au profit de l’économie à court terme ?

Merci aux intervenants Magali Talandier (géographe et chercheuse), François Gemenne (politologue et rédacteur de GIEC) et Florent Sainte Fare Garnot (directeur général de SPL Lyon Part-Dieu) pour ce débat très riche et inspirant.

Voici les 6 principaux éléments que nous retenons :

  1. Alors que l’investissement dans la transition écologique nécessite de la stabilité et des signaux clairs sur le long terme, la période actuelle est inquiétante et freine l’investissement. Les nouvelles priorités en matière de défense renforcent le recul des préoccupations environnementales dans les politiques, mais de nouveaux mécanismes d’investissement européens pourraient émerger (emprunt européen, épargne des citoyens).
  2. L’ancrage local est moteur de l’action. Alors que les chiffres et les grands agrégats peuvent nous paraître distants, l’échelle des territoires et des entreprises nous montre de façon concrète et directe le coût associé à l’inaction climatique. Les territoires sont aussi des lieux d’expérimentation.
  3. Le cas de Dunkerque montre que la transition écologique ne doit pas être vue comme une contrainte mais comme un levier de redéveloppement économique. En misant sur des secteurs décarbonés, la ville renaît et prouve que l’investissement dans la transition écologique a du sens d’un point de vue économique.
  4. La transition écologique (notamment la régénération des bâtiments) n’est souvent pas rentable si on continue à utiliser les mêmes outils d’analyse. Il faut compter ce qui compte vraiment et adopter une approche qualitative, à l’échelle micro par une comptabilité extra-financière, à l’échelle macro en considérant la croissance du PIB pour ce qu’elle est vraiment : un indicateur quantitatif de production, et non la finalité de nos politiques.
  5. L’idéologisation des questions climatiques peut créer de la méfiance voire du “greenhushing” (pratique qui consiste à ne pas communiquer sur ses actions pour le climat ; c’est l'inverse du greenwashing) qui laisse penser que l'engagement écologique n’est pas désirable et qui bloque la diffusion de normes en empêchant les logiques de mimétisme entre entreprises.
  6. Le diagnostic est globalement partagé mais la transition écologique manque de récits fédérateurs qui poussent à l’action. La création de récits locaux en lien avec le patrimoine du territoire peut s’avérer efficace pour mobiliser les citoyens, notamment dans les milieux ruraux.
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