Grand Paris : amplifier un audiovisuel de classe mondiale

L’Île-de-France est déjà la première région de tournage en France avec️ 7 400 jours de tournage...
Auteur
Zahia Attar
Publié le
4/2/2026

L’Île-de-France est déjà la première région de tournage en France avec️ 7 400 jours de tournage (plus de 50 % de l’activité nationale) et plus de 5 700 jours à Paris intra-muros uniquement en 2024.

Ce niveau d’attractivité n’est pas sans tensions : hausse des coûts, calendriers serrés, exigences de sécurité complexes et pression croissante sur l’espace public et les habitants. L’enjeu n’est plus la demande, mais la capacité.

Alors que Paris concentre les tournages, les studios et infrastructures techniques sont structuralement situés hors Paris intramuros, formant une géographie de production dense à travers Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Essonne et Seine-et-Marne.

Ce système combine sites urbains iconiques et capacité industrielle de production, un modèle coordonné activement par Film Paris Region (Rémi Bergues), qui accompagne les productions du repérage à la post-production sur 2 500 sites de tournage.

Le projet TSF à Maisoncelles-en-Brie

Porté par Thierry de Segonzac, fondateur et CEO du Groupe TSF, et conçu par l’architecte Philippe Giroux (AMJ), le projet s’inscrit pleinement dans cette logique existante. Situé à 40 km à l’est de Paris sur une ancienne base de l’OTAN, le site s’étend sur environ 50 hectares, dont 1,5 hectare de backlots urbains à l’échelle 1:1 déjà opérationnels, et accueillera au final 12 plateaux de 800 à 4 000 m², avec ateliers et infrastructures de soutien.

Avec un investissement total proche de 100 M€, le projet apporte précisément ce dont l’écosystème a le plus besoin : une capacité contrôlée à grande échelle.

Concrètement, il permet aux productions de :

  • sécuriser des séquences longues et complexes hors des contraintes urbaines denses
  • réduire la dépendance aux autorisations et les perturbations de trafic
  • stabiliser coûts et plannings
  • augmenter le volume global de tournage sans surcharger Paris central

Une perspective internationale

Les comparaisons internationales soulignent le caractère stratégique de cette initiative :

  • L’Île-de-France dispose actuellement d’environ 85 000 m² de plateaux.
  • Le Grand Los Angeles concentre environ 740 000 m².

Les références européennes majeures incluent Pinewood Studios près de Londres (~47 000 m²) et Studio Babelsberg près de Berlin (~28 000 m²).

La compétitivité repose désormais non seulement sur l’image, mais sur la capacité à absorber volume, continuité et complexité à l’échelle métropolitaine.

Soutenir la durabilité

TSF intègre également la durabilité comme levier de performance : bâtiments éco-efficients, production solaire sur site, réutilisation des décors et logistique optimisée, autant de critères de plus en plus décisifs pour studios et plateformes lors du choix de lieux de tournage.

« Notre objectif commun avec TSF est de contribuer à la décarbonation des industries du film et de l’audiovisuel. » : Philippe Giroux

Le Grand Paris n’invente pas un “Hollywood français”. Il scale un système métropolitain déjà de classe mondiale, renforçant sa capacité tout en préservant ce qui rend Paris irremplaçable.

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