
Face à l'urgence climatique, les grandes villes se livrent à une course discrète mais cruciale : qui réussira à réintégrer la nature dans la vie urbaine ?
Dans la Métropole du Grand Paris, le programme « Nature 2050 – Métropole du Grand Paris » s'impose comme un modèle phare : un programme à long terme, fondé sur la science et reposant sur des partenariats.
Lancé en 2019 par la Métropole du Grand Paris et CDC Biodiversité, ce programme soutient des projets de biodiversité urbaine à travers toute la métropole : restauration d’espaces dégradés, réintroduction de la nature dans des environnements densément bâtis et adaptation de la ville à la hausse des températures.
Les projets sont financés selon un modèle hybride (public + privé), font l’objet d’un suivi scientifique et s’inscrivent dans une perspective à long terme jusqu’en 2050.
Un cas concret : le parc André Malraux à Thiais (maire : Richard Dell’Agnola)
Autrefois vestige de l’urbanisme d’après-guerre, dominé par l’asphalte et des espaces verts négligés – « le site n’était rien d’autre que des allées pavées, quelques arbres et un bac à sable », se souvient Nicolas TRYZNA, adjoint au maire chargé de la transition écologique –, il est devenu un écosystème urbain vivant, plus frais, plus vert et plus inclusif, tant pour les humains que pour la faune.
Avec plus de 25 projets financés et 23 hectares déjà renaturés, un troisième appel à projets est en cours : il mobilise plus de 4 millions d’euros de nouveaux financements et vise à accélérer la transformation dans toute la région du Grand Paris. Les prochains lauréats seront annoncés le 11 juillet.
Comment le Grand Paris se positionne-t-il par rapport aux autres leaders européens ?
Le Grand Paris se distingue par sa stratégie à l’échelle métropolitaine, sa rigueur scientifique et son engagement à long terme, générant un impact localisé dans les zones urbaines où la nature est la plus nécessaire.