
6 projets du Grand Paris figurent parmi les lauréats mondiaux du Prix Versailles 2025, plaçant la France aux côtés des États-Unis en tête du classement. Avec 6 distinctions (contre Riyad 4, Dubaï 3, New York 3), le Grand Paris domine le palmarès mondial.
La nouveauté : l’échelle du Grand Paris. Des projets situés au-delà de Paris intra-muros sont distingués année après année (l’an dernier : Orsay × Paris-Saclay / Centre Henri Moissan ; Centre aquatique olympique de Saint-Denis).
Cette année : 10 projets français au total, dont 6 dans le Grand Paris, auxquels s’ajoutent Chartres, Nice, Marignane et La Réunion, preuve que la montée en puissance française ne repose plus seulement sur le luxe ou la gastronomie, mais aussi sur les infrastructures, le renouveau culturel et l’innovation architecturale.
Grand Paris : 6 facettes d’une capitale mondiale
Grand Palais (Musée)
La renaissance d’un symbole national, à la croisée du patrimoine et de l’innovation, dans la perspective de l’héritage olympique (François Chatillon, L’Atelier Senzu).
Hôtel Hana (Hôtel)
Une nouvelle adresse parisienne incarnant élégance et hospitalité durable (Laura Gonzalez Cabrera).
Ladurée Rue Royale (Restaurant)
Le raffinement intemporel de l’art de vivre à la française (C. de Castellane).
Ducasse Baccarat (Restaurant)
Un dialogue entre haute cuisine, cristal et design contemporain (Aliénor Bechu).
Gare Saint-Denis-Pleyel
Kengo Kuma transforme un pôle de transport en véritable paysage civique : une gare-parc dont le jardin en toiture et la rampe reconnectent des quartiers longtemps fragmentés par les infrastructures ferroviaires.
À l’intérieur, un atrium en bois de 30 mètres de profondeur dessert quatre lignes de métro, remplaçant le vocabulaire habituel béton-acier par une atmosphère de chaleur et de lumière.
Dans ce vide vertical, Prune Nourry installe Les Vénus dionysiennes : 108 figures de Vénus, toutes uniques, combinant 8 formes et 13 teintes d’argile locale. Co-créée avec des femmes de Saint-Denis à travers le projet La terre qui m’est chair, l’œuvre ancre l’infrastructure dans le territoire vécu et la mémoire collective.
Gare Villejuif–Gustave-Roussy
À près de 50 mètres sous terre, Dominique Perrault transforme l’une des gares les plus profondes du Grand Paris Express en un lien entre le dessous et le dessus.
Le projet efface les seuils, sans frontalité ni façade, pour faire de la gare une interface urbaine où l’espace public se prolonge à l’intérieur.
Au-dessus de l’oculus circulaire, Iván Navarro déploie un ciel étoilé : 58 caissons lumineux en néon et miroirs, chacun nommé d’après un astre, créant une profondeur verticale infinie, une horloge solaire reliant jour et nuit, sous-sol et ciel.
Les 70 gares du Grand Paris Express ont été conçues par des duos architecte-artiste. Cette initiative de la Société des grands projets (Pierre-Emmanuel Becherand) et de son Fonds de dotation (Christophine Erignac) transforme les infrastructures de mobilité en lieux qui honorent et accueillent les voyageurs, enracinent chaque gare dans son territoire, et en font une destination à part entière plutôt qu’un simple point de passage.