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Lundi dernier, la conférence « L’IA à Paris. Un an après le sommet, construire l’avenir » (par Université PSL, Institut Polytechnique de Paris) montrait que Paris incarne un modèle original, où l’innovation repose sur le collectif.
Dans notre note de synthèse, nous revenons sur trois idées principales :
1. À Paris, la recherche joue collectif. Les clusters comme @PR[AI]RIE-PSAI et @Hi! PARIS mutualisent les moyens et diffusent l’IA dans toutes les disciplines (des sciences expérimentales aux sciences sociales) tout en renforçant les liens avec les entreprises.
« Les institutions académiques deviennent de plus en plus des plateformes capables de rassembler des profils extrêmement différents, d’accélérer l’innovation, de faire grandir des entreprises. C’est une évolution profonde de la raison d’être de nos structures » (Eloic Peyrache, HEC Paris).
2. Face à la concentration du pouvoir technologique, la France défend une « 3e voie » avec les pays et institutions partageant des principes communs. L’objectif est de peser collectivement dans la définition des normes et des usages de l’IA.
« On ne peut pas construire une technologie de cette ampleur en silos, en laissant quelques acteurs décider seuls de la direction à prendre. Il faut une approche collective » (Clara Chappaz).
3. Mais pour embarquer ces acteurs, Paris doit renforcer sa crédibilité. Il faut démontrer que cette 3e voie est « économiquement efficace et socialement désirable » (@Antonin Bergeaud, @HEC) : investissements privés, marché européen, « régulation dynamique » :
« Il est plus juste de parler de régulation que de réglementation : la régulation produit des règles mais inclut aussi leurs modalités de mise en œuvre et leurs capacités d’adaptation dans le temps. » (Eric Brousseau, Université Paris Dauphine).
La conférence fait écho aux travaux que nous menons sur le positionnement de Paris-Île de France dans la géographie de l’IA. Elle montre que la densité scientifique de Paris devient un levier pour affirmer son leadership technologique et déployer sa vision pour une IA plus durable, éthique et inclusive.
« Notre puissance vient de la science. C'est bien cette confiance et cette crédibilité accordées à la science qui font notre force. Sur un sujet aussi multiforme, complexe et transversal que l’IA, c’est ce socle scientifique qui nous permet aujourd’hui d’être entendus et écoutés au niveau international » Clara Chappaz.