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Le gouvernement portugais vient de céder à la mairie l'ancien siège de la Présidence du Conseil des ministres afin de le transformer en logements.
Le bâtiment restera dédié au logement social pendant au moins 25 ans, avec une priorité donnée aux enseignants, aux professionnels de santé et aux forces de sécurité.
Au-delà du projet lui-même, ce cas met en lumière une question clé : où trouver du foncier pour produire du logement dans une ville déjà très dense ?
À Lisbonne, la contrainte est forte : peu de terrains disponibles en centre-ville, des prix élevés et une forte tension sur le logement. Dans ce contexte, les bâtiments administratifs sous-utilisés peuvent devenir un gisement foncier immédiatement mobilisable.
Pourquoi ce type d'actif est intéressant ?
Ainsi, l'arbitrage se déplace : la question n'est plus seulement le coût de la transformation, mais le rapport entre ce coût et la valeur stratégique d'un emplacement où il serait très difficile de construire du neuf.
Cette logique n'est d'ailleurs pas propre au Portugal. À Paris aussi, les pouvoirs publics mobilisent progressivement leur patrimoine immobilier pour produire des logements dans des secteurs où le foncier est rare. L'ancien ministère des Armées (Îlot Saint-Germain), par exemple, a été transformé en 254 logements sociaux, tandis que la Ville de Paris développe depuis plusieurs années des appels à projets dédiés à la reconversion de bureaux vacants.
Le cas portugais est d'autant plus intéressant que la transformation des bureaux en logements y reste encore peu développée. Cette opération montre néanmoins que les pouvoirs publics cherchent à en faire un levier de politique du logement, précisément là où la contrainte foncière est la plus forte.