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Zoom sur la ville de London (Ontario), une ville de taille moyenne (400 000 habitants) où la vacance tertiaire alimente une politique ambitieuse de reconversion.
Depuis 2024, London a mis en place un programme d’incitation, le “City of London's Office-to-Residential Community Improvement Project Incentive Program”, pour accélérer la transformation de bureaux en logements et redonner vie au centre-ville. La ville propose une subvention de 35 000 $ CAD par logement créé dans le cadre d’une transformation de bureaux en logements, sans condition de loyer abordable – une aide qui peut monter à 50 000 $ si elle est cumulée avec des incitations à loyer modéré.
« On veut des logements dans des lieux denses où les gens peuvent sortir de chez eux et soutenir l’activité économique locale, » explique le maire de London, Josh Morgan.
Le promoteur Farhi Holdings (FHC), longtemps critiqué localement pour avoir laissé certains actifs à l’abandon, opère un tournant stratégique. Faute de trouver preneur pour ses bureaux vacants, il transforme aujourd’hui 2 sites emblématiques :
« On a essayé pendant 2 ans de louer ces espaces, sans succès. Face à l’évolution du marché, la conversion en logements est devenue la meilleure option. » — Ben Lawrence-Farhi, directeur chez FHC
FHC s’allie à la London Community Foundation pour vendre certains biens à des associations, avec financement social et objectif de 30 % de logements abordables. Un mécanisme original combinant :
« C’est un partenariat à fort impact qui permet de remettre en mouvement des bâtiments vacants, avec un vrai bénéfice social. » — Diane Silva, directrice de la LCF
L’incitation sans contrainte peut jouer un rôle de déclencheur, à condition d’un bon calibrage.
Le portage de projets abordables par des foncières à mission ou des acteurs philanthropiques permet d’élargir la palette des solutions.
Une même opération peut réconcilier rentabilité, attractivité urbaine et reconstruction de la confiance locale.