Même Emily in Paris n’a pas pu y résister. Saint-Denis-Pleyel est déjà le décor du Grand Paris de demain

Un an après son inauguration, la gare de Saint-Denis-Pleyel continue de fasciner...
Auteur
Zahia Attar
Publié le
25/6/2025

Un an après son inauguration, la gare de Saint-Denis-Pleyel continue de fasciner. Monumentale, baignée de lumière naturelle et conçue par le célèbre architecte japonais Kengo Kuma, elle impressionne autant qu’elle suscite des interrogations avec ses 30 000 m², ses 9 niveaux et ses 44 escaliers mécaniques. Certains la décrivent comme une « cathédrale enfoncée ». D’autres, comme une capsule temporelle construite pour 2030.

D’ici 2027, quatre lignes du Grand Paris Express s’y croiseront : la ligne 14, déjà en service, suivie des lignes 16, 17 et de l’arc est-ouest achevé de la ligne 15, avec une fréquentation quotidienne prévue de 250 000 passagers, comparable à celle de Châtelet-Les Halles, ce qui en fera l’un des plus grands pôles intermodaux d’Europe.

En attendant, Saint-Denis–Pleyel fait office de laboratoire urbain à grande échelle, où Keolis teste de nouvelles normes de service :

  • Des agents mobiles formés à Londres
  • Une assistance vidéo 24 h/24, 7 j/7
  • Des fauteuils roulants motorisés compatibles avec les escaliers roulants
  • Des systèmes de nettoyage autonomes
  • Un mur de messages manuscrits mis à jour quotidiennement, citations, dessins d’enfants, de petites attentions qui humanisent une infrastructure monumentale.

Ce qui était autrefois considéré comme prématuré est déjà en train de devenir un symbole, attirant des architectes, des experts en mobilité et des délégations internationales venues du monde entier.

Comme le souligne Youenn Dupuis, directeur général adjoint du Groupe Keolis : « La gare est un lieu incontournable pour les délégations venues du monde entier. » La fréquentation est déjà en hausse : « Nous avons accueilli 5 millions de voyageurs depuis l’ouverture, dont 1,2 million rien que pendant les Jeux olympiques de 2024. »

Dans le cadre du programme « 1 architecte – 1 artiste – 1 gare » mené par la Société des grands projets et soutenu par la dotation du Grand Paris Express (avec Rémi Babinet et Xavier LEPINE, sous la direction artistique de José-Manuel Gonçalvès), l’artiste Prune Nourry Studio dévoilera en 2026 « Les Vénus dionysiennes » — 108 sculptures monumentales inspirées des figurines de Vénus du Paléolithique, revêtues de 14 nuances d’argile, du noir à l’ocre en passant par le blanc, faisant écho à la diversité du territoire.

Et ce n’est qu’un début. En 2027, un nouvel espace culturel, Pleyel en Mouvement, ouvrira ses portes au sein de la gare. Dirigé par Art Explora (Bruno Julliard) et le Groupe Essor, il proposera une programmation culturelle audacieuse, des espaces commerciaux et un restaurant sur le toit, aménagé en terrasse paysagée.

Les producteurs de la série « Emily in Paris » l’ont également remarqué. Ils ont choisi Saint-Denis-Pleyel comme lieu de tournage, non seulement pour son aspect esthétique, mais aussi pour ce qu’elle symbolise : un Grand Paris audacieux et futuriste. La gare n’est plus seulement un nœud de communication : elle s’impose désormais dans l’imaginaire collectif. Et cela aussi définit l’attractivité urbaine.

Comme l’a dit Jean-François MONTEILS : « Ce bâtiment spectaculaire est en train de devenir un monument emblématique du patrimoine du XXIe siècle en Seine-Saint-Denis. »
Télécharger l'étude
Renseignez votre adresse email pour accéder au lien de téléchargement de l'étude complète.
Oops! Something went wrong while submitting the form.

Retrouvez toutes nos actualités dans votre boîte

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.