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Zoom sur un article du Wall Street Journal : à Manhattan, transformer des bureaux en logements devient (enfin) rentable.
Baisse des prix des bureaux (certains sont vendus avec une décote de 70 à 80 % par rapport à leur pic), flambée des loyers résidentiels, exonérations fiscales : les conditions sont réunies pour attirer investisseurs et promoteurs.
Des opérations emblématiques sont en cours, comme 5 Times Square ou 25 Water Street, avec des délais record : 18 mois en moyenne contre 3 ans en construction neuve.
Le candidat démocrate Zohran Mamdani, tout juste vainqueur de la primaire municipale, propose un gel des loyers sur les logements dits rent-stabilized — des logements dont les hausses de loyer sont strictement encadrées chaque année par la Rent Guidelines Board.
Or, pour bénéficier d’une exonération de 90 % de taxe foncière pendant 35 ans – avantage fiscal décisif pour ces opérations – les projets doivent inclure 25 % de logements rent-stabilized.
Résultat : l’annonce du candidat démocrate représente un risque accru pour les promoteurs et investisseurs, qui pourraient voir leurs modèles économiques fragilisés.
Les investisseurs réclament de la visibilité à long terme. Les élus locaux tentent de lever les freins réglementaires et fiscaux, mais les échéances municipales entretiennent l’incertitude sur les stratégies à venir.
Peut-on s’inspirer du modèle économique new-yorkais ? Et surtout : comment garantir un cadre stable et lisible aux acteurs privés, dans un contexte politique incertain ?