
Et si les pelleteuses, les grues et les bétonnières devenaient les nouveaux symboles de la transition urbaine ?
À Oslo, ce n’est pas qu’une idée : c’est déjà une réalité.
Depuis 2019, la capitale norvégienne s’emploie à faire évoluer le secteur de la construction vers le zéro émission. En 2024, 85 % de l’énergie utilisée par les engins sur les chantiers municipaux — pour un investissement annuel d’environ 1 milliard d’euros — était déjà électrique ou sans émissions.
Prenons l’exemple de l’ancien site de l’hôpital Sophies Minde Ortopedi AS : toutes les machines fonctionnent à l’électricité, y compris les plateformes élévatrices. Résultat : plus de 200 tonnes de CO₂ évitées pendant les travaux à elles seules (en juin 2024).
Et ce n’est que le début.
Depuis le 1er janvier 2025, tous les chantiers municipaux doivent utiliser des engins électriques.
Un règlement national adopté en avril 2025 permet désormais à Oslo d’exiger des solutions à zéro émission ou fonctionnant au biogaz sur tous les chantiers, qu’ils soient publics ou privés. Un règlement municipal est actuellement en préparation afin d’en faire une norme à l’échelle de la ville d’ici 2030, avec des exceptions uniquement lorsque la mise en œuvre est techniquement ou économiquement impossible.
Sur le terrain, cela signifie :
Oslo souhaite désormais aller plus loin et appelle à la réalisation d’une étude à l’échelle européenne afin de mieux comprendre comment d’autres villes pourraient, elles aussi, opérer la transition vers une construction sans émissions.
Cette étude — pilotée par la City Expert Support Facility, via NetZeroCities / Climate-KIC — s’intéressera notamment à :
Ce qu’Oslo est en train de construire va au-delà d’une politique environnementale. Il s’agit aussi d’un levier stratégique pour l’attractivité urbaine :
Pour les villes européennes qui souhaitent rester compétitives, vivables et résilientes face au changement climatique, le modèle d’Oslo offre à la fois une source d’inspiration — et désormais, une invitation à passer à l’action.