
En 2024, les locations meublées de courte durée ont atteint des niveaux records dans la métropole du Grand Paris, avec 149 936 annonces enregistrées sur Airbnb en août, dont 124 988 étaient disponibles à la réservation. Les Jeux Olympiques ont joué un rôle d’accélérateur, mettant en évidence une tendance déjà bien engagée à Paris et dans les communes voisines.
Si Paris représente 61 % de l'offre totale, la croissance a été plus marquée en dehors de la capitale, notamment à Paris Ouest La Défense, BOUCLE NORD DE SEINE et Grand Paris Seine Ouest (GPSO) (qui représentent un tiers des annonces hors de Paris). Des hausses significatives ont également été observées à Plaine Commune, Est Ensemble, Paris Terres d'Envol et Grand-Orly Seine Bièvre. Dans des villes telles que Saint-Denis, Montreuil, Saint-Ouen et Clichy, le nombre d'annonces disponibles dépasse les 1 000 à 2 000.
Les taux de croissance sont frappants : +147 % à Plaine Commune, +127 % à BOUCLE NORD DE SEINE, +123 % à Paris Terres d'Envol et +91 % à Grand-Orly Seine Bièvre. Au niveau communal, Saint-Denis a enregistré une hausse de +160 %, suivie par Colombes (+158 %), Asnières (+144 %) et Aubervilliers (+144 %).
Dans un contexte international, Paris se démarque : les annonces de location de courte durée dans le Grand Paris ont augmenté de 64 % en un an, contre +17 % à Amsterdam, +11 % à Londres et +8 % à Barcelone. New York, en revanche, a enregistré une baisse de -15 % après avoir interdit les locations de moins de 30 jours.
Les Jeux Olympiques n'ont pas été à l'origine de cette tendance, mais ils l'ont mise en évidence. En conséquence, la région Île-de-France occupe désormais la première place parmi les grandes villes touristiques en termes d'annonces Airbnb, selon les données de l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme).
Principaux enseignements de cette tendance :
Selon Airbnb : « Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont permis à des milliers d'habitants de la région Île-de-France de compléter leurs revenus en louant leur logement sur Airbnb, tout en soutenant les commerces, les restaurants et les services locaux. » (Communiqué officiel, 2024)
Cependant, le défi consiste à trouver un équilibre entre l'attractivité internationale et l'accessibilité au logement local.
En janvier 2025, Paris a abaissé la durée maximale de location des résidences principales à 90 jours par an. Plusieurs communes de la métropole emboîtent le pas, conformément au cadre juridique renforcé introduit par la loi du 19 novembre 2024.