
Un an après les Jeux Olympiques, les premières tendances de l'été 2025 offrent un aperçu précieux de l'avenir du tourisme dans le Grand Paris.
Un été dynamique porté par les visiteurs internationaux
Entre janvier et mai 2025, les arrivées en hôtel ont augmenté de +7,6 % par rapport à 2024, et les taux d'occupation ont bondi de +15,8 % début juillet. La location meublée a poursuivi sur sa lancée avec une hausse de +11,1 % par rapport à l’été dernier, une tendance particulièrement marquée en Seine-Saint-Denis (+27,8 %). Après avoir accueilli 22,6 millions de visiteurs internationaux en 2024, la métropole confirme son attachement aux marchés étrangers : cet été, les touristes nord-américains et asiatiques continuent d’affluer.
Les musées et monuments reprennent de la vigueur
Si l’été olympique a temporairement détourné les flux, l’année 2024 dans son ensemble a marqué un rebond : le Centre Pompidou a enregistré une hausse de +22 %, tandis que le Petit Palais a atteint un record de 1,4 million de visiteurs. Les sites gérés par le Centre des monuments nationaux ont accueilli 11 millions de visiteurs, avec une forte hausse à la Conciergerie à l’automne. Ces signaux laissent présager une consolidation accrue en 2025.
De Paris au Grand Paris
Au-delà du centre historique, le défi réside désormais dans le rééquilibrage territorial. Le Grand Paris Express ouvre de nouvelles perspectives : relier les musées, les lieux culturels et les quartiers émergents, et créer de véritables pôles métropolitains. La Philharmonie de Paris, la Cité du Cinéma et la Cité des sciences et de l'industrie incarnent déjà cette vision. L'objectif : répartir les flux de visiteurs, valoriser les zones périphériques et développer le tourisme fluvial et local.
Vers un nouveau modèle d'attractivité
En 2023, la Métropole du Grand Paris a adopté une feuille de route pour un tourisme durable, conçue pour dynamiser les territoires, diversifier l'offre et mieux répartir les flux. L'été 2025 illustre parfaitement cette ambition : Paris reste une capitale culturelle mondiale, capable de rivaliser avec New York, Londres ou Pékin — mais le véritable défi n'est plus seulement d'attirer. Il s'agit d'accueillir différemment à l'échelle du Grand Paris.
À cette échelle métropolitaine, le Grand Paris peut concilier attractivité et durabilité tout en amplifiant son influence internationale. C’est là aussi le véritable héritage des Jeux Olympiques : prouver que lorsque l’offre est forte et accessible, les visiteurs peuvent être attirés au-delà du centre historique, libérant ainsi tout le potentiel du Grand Paris.