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Dans un contexte international marqué par un recul des politiques de diversité, le Grand Paris confirme une trajectoire inverse. Le Baromètre de la Parité dans le Grand Paris 2026 met en évidence une progression continue de la féminisation des instances dirigeantes.
Si les conseils d’administration atteignent désormais des niveaux proches de la parité, l’accès des femmes aux postes de présidence reste la prochaine frontière du pouvoir économique et stratégique.
Plus de la moitié des secteurs étudiés enregistrent une progression sur les plus hauts postes. Le territoire montre ainsi une dynamique à la fois consolidée et en rattrapage : les secteurs déjà bien positionnés continuent d’avancer, tandis que d’autres amorcent des hausses significatives.
Au total, sur plus de 1 000 postes analysés, 27,9 % sont occupés par des femmes en 2026, en légère hausse par rapport à 2024 et son 27,4 %.
Deux signaux illustrent particulièrement cette évolution :
Cette dynamique constitue un levier d’attractivité pour le territoire. Elle montre qu’un grand espace métropolitain peut ouvrir l’accès aux responsabilités, y compris dans des univers historiquement plus masculins.
La France figure aujourd’hui parmi les pays européens les plus avancés en matière de féminisation des conseils d’administration. Dans les grandes entreprises cotées, les femmes représentent 46,9 % des administrateurs, devant la Norvège, l’Italie et l’Islande (source : Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes – EIGE).
Lorsque les règles sont claires et suivies dans la durée, la féminisation progresse. Cette évolution contribue également à renforcer la crédibilité des entreprises françaises dans la compétition internationale des talents et auprès des investisseurs attentifs aux critères ESG.
Le Baromètre met toutefois en évidence une dissymétrie persistante : la gouvernance se féminise plus rapidement que le pouvoir le plus symbolique, celui des présidences.
L’accès des femmes aux tout premiers rôles reste donc le chantier le plus visible. Des progrès sont observés — parfois rapides, comme dans la finance (+6,2 points) — mais le seuil des 40 % reste encore éloigné dans la plupart des secteurs, à l’exception de l’administration et de la culture.
Plus largement, la féminisation progresse souvent plus facilement sur des postes à forte visibilité que sur ceux où se concentrent les arbitrages réels : budgets, engagements financiers ou orientations stratégiques. C’est sur ces positions que se jouera la prochaine étape dans la décennie à venir.
La parité de gouvernance est désormais en voie de devenir un standard. Le repère des 40 % exerce un effet d’entraînement : les conseils d’administration convergent vers la parité, voire la dépassent dans certains secteurs comme la finance et l’assurance.
Les comités exécutifs s’inscrivent également dans une trajectoire de progression, à l’approche des échéances fixées par la loi Rixain :
Mais la réussite ne se mesure pas uniquement au taux de féminisation. Les échanges avec les parties prenantes soulignent l’importance de veiller à une répartition équilibrée des responsabilités, afin d’éviter que la féminisation se concentre principalement sur les fonctions support.
Les standards de gouvernance des grandes entreprises contribuent à tirer l’ensemble du marché vers le haut. L’effet du repère des 40 % dépasse déjà le seul cadre réglementaire : les conseils d’administration convergent globalement vers ces niveaux.
L’enjeu est désormais d’accompagner les PME et ETI dans cette dynamique. Cela passe par des indicateurs simples, davantage de transparence et surtout un accès accru des femmes aux responsabilités stratégiques.
Pour un territoire comme le Grand Paris, cette évolution constitue un levier concret d’attractivité : élargir le vivier de talents, sécuriser les parcours professionnels et renforcer la capacité des organisations à retenir les compétences.
Le Baromètre analyse la place des femmes à trois niveaux de gouvernance :
L’étude s’appuie sur un périmètre stabilisé d’entreprises et d’institutions implantées dans le Grand Paris, avec un repère de lecture fixé à 40 %, inspiré des obligations légales.