.png)
Aux Pays-Bas, où la reconversion de bureaux, commerces et églises en logements semble ralentir.
En 2025, seulement 8 675 logements ont été créés par transformation (contre 8 755 en 2024 et env. 12 000 en 2019), loin de l’objectif gouvernemental de 15 000 par an.
Plus de 3 millions de m² de bureaux vides restent disponibles (Statistics Netherlands).
Des visions qui s’opposent, incarnées dans l’article du NL Times par :
La ministre du logement Mona Keijzer qui fixe certes une forte ambition sur le logement avec la production de 100 000 logements par an, mais sans marquer de préférence pour la transformation plutôt que pour la construction neuve.
L’architecte national Francesco Veenstra qui juge à l’inverse la situation « inacceptable » et appelle à renforcer l’ambition sur la transformation, rrappelant qu’elle est plus sobre (temps, coûts, et empreinte environnementale) que le neuf.
Pour Hilde Remøy (Delft University of Technology), ce ralentissement n’est pas d’abord idéologique : le gisement de « bâtiments faciles » à transformer (anciens bureaux devenus vacants post-crise financière) s’épuise. Il ne finit par rester que des sites plus complexes, souvent détenus par plusieurs propriétaires. Résultat : sans coordination ni incitations municipales, les grandes opérations de transformation peinent à démarrer.
La situation néerlandaise illustre un point clé : même après avoir surmonté le 1er obstacle - mettre en place un mouvement favorable à la TBL - surgit un 2nd obstacle, celui de la complexité. Dans ces opérations, la volonté individuelle ne suffit plus : il faut une coopération renforcée public-privé, un pilotage clair des collectivités, et des instruments (foncier, fiscalité locale, urbanisme transitoire, accompagnement des copropriétés, etc.).
Abandonner face à cette complexité reviendrait à se priver d’un levier décisif, non seulement pour répondre à la crise du logement, mais surtout pour atteindre les objectifs de sobriété foncière et de baisse des émissions.