Peut-on construire le métro de demain avec les machines d’hier ?

​La Société des Grands Projets mise sur l’économie circulaire pour réduire l’impact environnemental du GPE.
Auteur
Anaïs Jardin
Publié le
16/10/2026

Avec Roberta, la Société des Grands Projets (SGP) montre que oui. Après avoir creusé 5,8 km de tunnels sur la ligne 16 du Grand Paris Express, ce tunnelier de 2 000 tonnes a été reconditionné par Webuild, en Italie, pour reprendre du service sur la ligne 15 Ouest (NGE - BTP ; Equans). Il va creuser 1,2 km jusqu’à Saint-Ouen, puis 5,8 km jusqu’à Courbevoie.

L’intérêt est aussi environnemental : plutôt que de fabriquer une nouvelle machine, le chantier prolonge la vie d’un équipement existant et limite la consommation de matières premières. Une application concrète de l’économie circulaire à l’échelle d’une infrastructure hors norme.

Cette logique se retrouve dans l’ensemble du chantier de la ligne 15 Ouest :

  • 80 % des 500 000 m³ de matériaux excavés seront valorisés et réutilisés ;
  • Leur transport par voie fluviale permettra d’éviter l’équivalent d’environ 64 000 trajets en camion ;
  • Le recours au béton fibré pour les voussoirs du tunnel réduira la quantité d’acier nécessaire.

L’enjeu : ne pas seulement réduire les impacts d’un chantier, mais repenser la manière même de construire.

En faisant de la réutilisation des équipements, des matériaux et des ressources un levier de conception, la SGP contribue à faire évoluer les pratiques de construction des grandes infrastructures. Le Grand Paris Express est ainsi un projet de mobilité, mais aussi un terrain d’innovation pour construire autrement.

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