.png)
En Corée du Sud, plusieurs signaux indiquent que le marché immobilier pourrait évoluer.
Le 29 octobre 2025, le gouverneur de la Banque de Corée, Rhee Chang-yong, a appelé à « transformer les projets de bureaux en logements » à Séoul, face à la baisse durable de la demande tertiaire, amplifiée par l’IA et le travail hybride.
Objectif : stabiliser les prix, rééquilibrer la dynamique urbaine et freiner la sur-concentration dans la capitale.
Les ménages d’une seule personne représentent désormais 41,5 % des foyers coréens (près de 10 millions de personnes). À Séoul, ils représentaient 29,5 % et 39,3 % en 2023 (source : RSQUARE).
La demande explose pour des logements compacts, coliving et studios bien situés – typologies plus facilement issues de la transformation d’immeubles tertiaires.
Dès 2020, le gouvernement sud-coréen avait lancé un programme de conversion d’hôtels et de bureaux vacants en 114 000 logements locatifs publics pour répondre à la flambée des loyers.
Si cette initiative marquait une volonté politique forte, aucune donnée publique récente ne confirme l’atteinte de cet objectif.
Le fonds de pension public canadien CPPIB et le promoteur local MGRV(Mangrove) ont racheté l’ancien siège de Semi Apparel (35,5 Mds ₩, soit 24 M$) pour transformer ses 19 800 m² en logements locatifs.
D’autres acteurs étrangers, comme Morgan Stanley ou ICG, explorent également le marché locatif coréen via des partenariats et fonds dédiés.
Ces signaux suggèrent qu’un mouvement de reconversion pourrait s’amorcer en Corée du Sud, porté à la fois par la pression démographique et la mutation du marché du bureau.
Mais il reste encore des incertitudes : ampleur réelle des projets, régulations locales, contraintes techniques… Affaire à suivre.