
« Le développement de notre pays passe par un renforcement des liens entre le monde économique et le monde universitaire » - une conviction partagée par France Universités et le Mouvement des Entreprises de France au cœur du partenariat signé ce jeudi 12 février 2026.
Avec 2M d’étudiants et 3 000 laboratoires, l’université est le 1er moteur d'innovation et fournisseur des compétences dont nos entreprises ont besoin pour relever les défis actuels.
Le doctorat : un levier d’innovation sous-exploité
La France accuse un retard : seul 1 % de la population active détient un doctorat, contre près de 2 % en Allemagne ou aux USA. L’accord vise la valorisation du titre de docteur pour :
Réinventer les parcours : des passerelles + directes vers l’emploi
3 axes sont identifiés pour adapter l’offre de formation aux réalités économiques territoriales :
Mixité et talents : l'urgence des filières scientifiques
Face à la sous-représentation des femmes dans les filières STIM (sciences, technologies, ingénierie et maths), le partenariat prévoit différentes actions pour susciter des vocations dès le secondaire et briser les plafonds de verre, comme « Code F » (1 300 role models féminins).
Une université plus ouverte sur son écosystème ?
Pour structurer ce dialogue, la convention encourage des transformations institutionnelles majeures :
En rapprochant le monde académique et économique, cet accord sécurise l'avenir de nos filières stratégiques.
L’atout Île-de-France
Le marché des Bac+8 reste très concentré : 38 % des offres destinées aux docteurs sont localisées en région parisienne (Apec - Association Pour l'Emploi des Cadres). Une concentration liée à la densité d’établissements, d’organismes de recherche et de sièges technologiques.
Pour la 1re région de recherche en Europe, l’enjeu est de transformer cette masse critique en chaîne de valeur complète au service de la souveraineté et du rayonnement. L’université n’est pas qu'un lieu de savoir : c’est un actif stratégique d’attractivité dans la compétition internationale.