
Avant l’été, #TheConversionFiles avait évoqué l’incident survenu sur le chantier de l’ancien siège de Pfizer. Un cas exceptionnel, mais qui rappelait une règle essentielle de toute réhabilitation lourde de l’existant : connaître précisément le bâtiment et intégrer l’expertise structure le plus en amont possible, dès les premières études de faisabilité. Un point également au cœur de notre visite du projet de Kareg à Antony la semaine dernière, lors de nos échanges avec Raphaël Tréguier et Gabor Kende.
Nous invitions alors à ne pas confondre ce « reality check » avec un retournement du marché. Les annonces de septembre semblent aller dans ce sens : la transformation reste pleinement intégrée aux stratégies immobilières new-yorkaises.
1️⃣ 100 Wall Street : un nouveau financement de $219M
BLDG Management et David Werner Real Estate Investments viennent de sécuriser $219M de financement de construction, après un premier prêt de pré-développement de $95M.
Au cœur du Financial District, cet immeuble de 29 étages va connaître une transformation partielle : les étages 2 à 11 deviendront 168 appartements locatifs, tandis que les étages 15 à 29 resteront des bureaux.
Un rappel que la mixité tertiaire-résidentiel est aussi possible.
2️⃣ 224 West 57th Street : une annonce de vente à destination de ceux qui transforment
Le bâtiment Argonaut, construit en 1909 et situé à l’angle de Broadway et West 57th Street, est actuellement proposé à la vente pour environ $100M.
Et son potentiel de transformation en logements fait explicitement partie de la manière dont l’actif est présenté au marché :
“a rare opportunity to reposition an irreplaceable, [New York City]-landmarked asset into best-in-class residences in one of Manhattan’s most desirable and supply-constrained submarkets”.
Autrement dit : la capacité à transformer un actif devient elle-même une composante de sa valeur potentielle, y compris dans un emplacement ultra-prime de Manhattan.
100 Wall Street ou de 224 West 57th Street montrent, elles, que le marché continue de considérer la transformation comme une véritable stratégie de repositionnement et de création de valeur. À New York, la question semble donc moins être désormais « faut-il transformer ? » que « quels actifs transformer, jusqu’où, et sur quelle connaissance préalable du bâtiment ? »